Montréal, Montréal…
Comme chaque année depuis la parution de JFK, le dernier témoin, j’effectue le voyage à Montréal afin de faire découvrir mon travail à mes lecteurs du Québec.
Et comme chaque année, j’en reviens heureux et habité par des envies d’installation du côté de la Belle Province.
Alors, comme je l’ai fait pour Paris, voici en quelques points forcément réducteurs, les moments forts de mon passage à Montréal…
- J’ai raté Paul Arcand. Nous nous sommes parlés au téléphone, il m’a ouvert les portes de son émission mais des problèmes d’avions ont empêché ma présence physique. Je le regrette d’autant plus que Paul est un fidèle. Je me souviens ainsi, depuis Paris, être intervenu chez lui pour Mafia S.A.
- Les même problèmes ont retardé d’une semaine mon passage à Tout le monde en parle. J’ai du me décommander quelques heures avant l’enregistrement plaçant Guy A. Lepage et son équipe dans une position délicate. Et le plus fou, c’est que cela ne les a pas empêché de m’inviter la semaine suivante !
- Tout le monde en parle donc… Grand bonheur. En coulisses, je retrouve Mélanie dont la gentillesse est unique. Un mot, un geste, Mélanie rassure, cajole et vous place dans la situation idéale avant de vous lancer sur le plateau.
Là, avant de serrer la main à Guy, il y a le public qui vous porte et va continuer à le faire tout au long de l’entretien. Même lorsque vous tentez une blague foireuse qui ne résistera pas aux ciseaux du montage.
-L’entretien passe à une vitesse effarante. Guy A. a bien fait son travail, les questions sont précises. De son côté, Dany Turcotte a affuté ses bons mots. Et, grand moment de fierté, m’offre une de ses cartes bon client. Qui trône depuis sur mon bureau !
- L’avantage de ce genre d’émission, c’est qu’elle permet l’échange avec d’autres invités. Il y a là Robert Charlebois qui malgré le temps et les rides semble toujours le même. Gilles Proult, un vétéran de la radio, monte à la charge à plusieurs reprises. L’échange est courtois mais musclé. Beau jour, il m’invite le lendemain dans son émission. L’échange devait durer sept minutes. Il est gonflé à une demi-heure puis passe à soixante minutes de direct de haute voltige. Grand moment pour moi lorsque Gilles invite les auditeurs à téléphoner et que, pour la première fois, je me retrouve face à mes lecteurs canadiens.
- L’avant-dernier invité de l’émission était Yves Simoneau. Yves est un réalisateur de grand talent qui a réussi un exploit peu commun : s’imposer à Hollywood !
Son travail sur Bury my heart at Wounded Knee est tout simplement énorme. Et je le dis d’autant plus volontiers que j’étais un fan du film avant de faire sa connaissance.
Mais le plus fou est ailleurs. Yves a beau avoir conquit Hollywood, amassé les récompenses, il est resté un mec bien. Et c’est rare.
Le repas d’après enregistrement jusque tard dans la nuit avec Guy et Yves restera comme un souvenir unique. Un moment d’exception.
Et depuis, qu’une seule envie, travailler avec ces deux-là !
- Que dire du plaisir de retrouver mes amis de chez Flammarion Quebec ? Merci donc à Guy, Jean-Michel, Louise et bien entendu, plus encore à Alain-Napoléon pour sa patience, sa bonne humeur et son talent.
- Deuxième passage chez Denis Levesque sur LCN. Le premier remonte à Toxic. Et là encore, le travail est impeccable. L’heure passe très vite. Merci donc à lui et à Bruno, son recherchiste.
- En parlant de fidélité, que dire de Benoit Perron ? Son intérêt pour mon travail remonte à JFK, autopsie d’un crime d’État en…1997 ! Et donc, une nouvelle fois pour la radio universitaire de Montréal, nous avons conversé pendant soixante minutes. Et comme d’habitude, nous nous sommes donnés rendez-vous pour le prochain…
- Sur Radio-Canada, double passage la même journée. Le matin, c’est Christiane Charrette qui me reçoit. Nous parlons d’abord de Toxic puis de Marilyn, le dernier secret. La transition est un art qui ne s’improvise pas !
L’émission est aussi l’occasion de rencontrer Jordan LeBel, professeur à l’université de Cornell et spécialiste du goût.
Et puis, puisque le monde est petit, dans l’après-midi, je prend sa place au micro de l’émission de Desautels.
- Dernier souvenir, plus personnel, ma soirée du vendredi soir. Invité dans les coulisses de l’émission de radio Pleine Lune. Là, une fois par moi, sur la scène des locaux d’Énergie, le groupe rock des Porn Flakes invite des personnalités de Montréal à prendre le micro et pousser la chansonnette. Le tout animé avec talent par Genevieve Borne. Je découvre ainsi Marco Calliari qui loin de son répertoire de crooner rital se lance dans du heavy metal. Entre deux titres, je discute avec lui et m’annonce sa prochaine tournée à Paris. Vous pouvez y aller les yeux fermés, Marco est une bête de scène.
Grand moment aussi lorsque Guy A., en plein solo de gazoo, rend “hommage” à Supertramp. Le plaisir est évident et partagé par la salle.
Une poignée de tapas plus tard, je rentre fourbu mais heureux à mon hôtel.
L’avion est pour dans quelques heures…